Ces deux derniers jours d'avoir tenté à plusieurs reprises de la joindre sur son portable. C'est seulement ce matin que mon front est tombé qu'il était peut-être arrivé quelque chose. Cela m'a fait un coup d'apprendre qu'elle n'arrive plus à s'alimenter, que son organisme ne supporte plus la morphine, qu'elle souffre mille martyrs et que son état a nécessité son hospitalisation. Son entourage savait à quoi s'attendre mais quand l'engrenage se met en route...
Je ne sais pas je n'ai plus les mots ; j'aimerai être doué du pouvoir de la guérir, lui donner un bras, une jambe, je ne sais pas.
Je n'ai pas trouvé les mots pour réconforter sa mère, mais quel réconfort, quel soutien ?
Étrangement, de ne savoir si c'est de la superstition mais d'avoir l'impression désagréable qu'à chaque fois que je poste quelque chose que je qualifierais d'amusant vient aussitôt dans le réel le contrecoup dramatique. Je n'aime pas cette supposition.
Un gaien est allé voir dernièrement l'exposition L'Oeil moderne au Centre Georges Pompidou consacrée à Edvard Munch. Il fut tellement perturbé qu'en rentrant chez lui au lieu de continuer son tableau en cours puis de préparer un bon gâteau comme il en avait l'habitude, il traça quelques arabesques dans l'assiette contenant le petit suisse qu'il venait de finir.
Même si j'ai la même nappe, la photo n'est pas de moi mais d'Adriana de Barros, from Scene 360
De savoir que ce n'est pas la version originale, et je ne sais pas si c'est le fait d'être une pédette, mais mes oreilles préfèrent les voix masculines.
De me demander à quel moment magique un film passe du statut banal de celui de treize dans une douzaine à celui de classique. Même interrogation pour un objet collector, une îcone, etc...
De me demander pourquoi je me pose une telle question, vu le nombre de fois où mes pas me mènent dans une salle obscure. Ce qui ne m'empêche de lire avec intérêt les articles de certains en la matière.
À l'article de cyrille-12, crepram a répondu à 12h03 (précision qui pourrait paraitre agaçante mais pour un amateur de tocante cela coule de source) :
oui je l'ai constaté aussi !
autre explication, quand tu lis les commentaires sur certains articles ça ne te donne pas vraiment envie d'écrire...
C'est surtout sur la deuxième phrase que je me suis quelque peu retrouvé, car les raisons qui font que parfois j'ai envie ou non de bloguer sont multiples et ne sont pas toujours les mêmes suivant l'humeur, le jour, ou la couleur du ciel dans la fenêtre que mon regard fixe quand il se porte au delà de l'écran de l'ordinateur.
N.B. : Ah oui suis-je bête, d'avoir déjà dit que les écrits des autres castraient les miens ; enfin pas vraiment visiblement...
Post Scriptum ou l'esprit de l'escalier : il n'y a pas de meilleur inhibiteur que soi-même.
Toujours de remettre d'écrire un "petit" mail à Al* il y a un jour, une semaine, un mois. Avec le temps qui passe de me demander si cela aura encore un sens le jour où je me déciderais.
Au début, comme il a dit que les mots avaient un sens ou plutôt chaque mot avait son importance (quelque chose dans cette veine), cela m'a un peu inhiber (les écrits des autres ont tendance aussi à me faire le même effet, je ne me sens pas à la hauteur de ce que j'ai dans la tête ; cela de l'avoir déjà consigner), en tout cas j'ai eu l'ambition d'écrire un texte élaboré, est-ce le terme ? Bien écrit certainement et justement c'est là où le bas blesse, je trouve mon écriture médiocre. Comme la France qui n'a pas de pétrole mais des idées, enfin quelque chose d'approchant.
On remet du jour au lendemain, et ces velléités velléitaires se diluent dans le tourbillon de la vie , non en fait la routine, la routinière monotonie (enfin presque, la vie n'a pas été non plus de tout repos ; allez je m'écoute et m'épanche encore sur moi-même) de l'existence avec ses obligations réglées comme du papier à musique.
On se dit que l'on doit être très mauvais pour tisser des liens d'amitié.
On se dit qu'on l'a saoulé à raconter feu son ami.
On se dit quelque part lui non plus n'a pas écrit de son côté (d'ailleurs on s'interroge également, on s'intrigue du silence de son blog).
On se dit surtout qu'il trouvera incongru que l'on se manifeste après un si long laps de temps.
et pour voir si une video dailymotion s'affiche sur le jdi ( en rapport avec la question à deux balles que se pose marguerite-deraille ) : décocher la case "Activer le lecteur iframe compatible iPhone, iPad, Android..."