Entendu en musique de fond sur une bande annonce du film Canine mis en ligne par jeanlucg31 un beau morceau de piano dont j'aimerais bien connaître les références. Y aurait-il une âme charitable sur le site pour éclairer ma lanterne ?
Petit rêve assez court dont l'unique décor se situe dans une salle où a lieu un cours ou un concours de cuisine, le songe du sommeil laissant une certaine incertitude sur le sujet .
Le rush qui règne dans les cuisines rappelle un peu une scène du film ratatouille; il tourne autour de la cuisson de poulets, et une escouade de cuisiniers en herbe s'affairent autour des plaques, chacun avec sa volaille. L'un s'escrime avec une broche pour réussir un pollo a l'ast, un autre essaie de reproduire la recette d'un grand chef bruxelllois avec des blancs de coucou de Malines, un dernier se demande s'il doit laver les morilles qui vont magnifier sa préparation. Sont passées en revue une multitude de recettes allant du poulet tikka au boudin blanc en passant par du poulet au curry.
L'origine des recettes ne laisse aucun doute sur l'internationalisation du travail ou de la compétition.
La dernière scène montre un jeune apprenti devant une marmite qui ressemble plus à un saladier en pyrex. Dedans se débat une volaille vivante qui semble faire du surplace avec ses pattes s'agitant sur le fond glissant de la casserole. D'aspect on n'arrive pas à savoir si elle a été plumée ou s'il s'agit d'un nouvel hybride de poulet sans plumes. Le jeune homme est assez effrayé, mais le grand chef derrière s'esclaffe en disant que la volaille fait cela pour dorer elle-même de tous les côtés.
De me réveiller persuadé de pouvoir devenir végétarien sans aucun problème.
Sur la route, une pluie fine qui vient couvrir la carrosserie du véhicule comme la pruine d'une grappe de raisin. Des haut-parleurs monte cette musique qui vient bercer les oreilles, et en un bref instant viennent changer la direction des yeux qui jusque là étaient fixés sur la chaussée humide qui luisait dans le halo des feux. Les yeux par les oreilles intéressés mémorisent alors ces petits leds qui forment le numéro du canal de la station de radio.
Mais les chiffres scrupuleusement retenus n'ont aucun écho dans les recherches effectuées pour mettre des noms sur les sons qui ont accompagné les derniers kilomètres parcourus.
D'une eau qui n'est pas la même que celle de l'année passée. Pourtant c'est le même pont, l'eau semble identique, l'impression aussi. C'est banal comme image. Il y a des milliers de ponts qui enjambent des rivières.
J'ai marché sur ce pont ce matin, ce n'est pas juste une métaphore, et pourtant au départ cela en est une. Hier aussi j'ai traversé ce pont, les jours précédents également. Lundi passé j'ai parcouru ce court trajet qui m'a mené d'une rive à l'autre. Lundi j'ai aussi allumé une bougie. Je l'ai enflammé avec un briquet juste quelques secondes avant que le réverbère de la rue ne s'éteigne ; étrange coïncidence.
Quelque part j'ai un cendrier où se mélangent pêle-mêle des briquets et des boîtes d'allumettes ; pourtant je ne fume pas. Je n'ai pas allumé la bougie avec un de ces briquets. Ses briquets ; ils ne sont pas vides, juste qu'ils ne servent plus. Je voudrais jeter ces vieux objets car ils ont allumé des cigarettes, mais je ne peux pas car il les a tenu dans ses mains. C'est bête le fétichisme.
Puis j'ai éteint cette bougie avant d'aller traverser le pont pour ne pas risquer d'enflammer l'habitation. La rallumer quand on a fait le chemin en sens inverse, pour revenir à son point de départ. Comme tourner un sablier, se raviser, le tourner à nouveau, non pour continuer le temps mais juste pour un court instant essayer de l'inverser. C'est plus facile qu'avec la main nue.
C'est dur de retenir du sable dans le creux de la main; il y a toujours des grains qui s'échappent. Où vont-ils ? Y a t-il parmi eux celui qui changera le cours de l'histoire. L'histoire peut-être changera, mais certainement l'année prochaine, je tournerai à nouveau le sablier en allumant une bougie.
De retenir la date qui l'a vu partir, celle aussi où il a ouvert les yeux pour la première fois. Au fond d'attacher plus d'importance à cette dernière. Elle est le témoin de souvenirs gais ; sauf le matin où une infirmière, examinant sa fiche accrochée au pied du lit s'est exclamée mais il est jeune ; ben oui, idiote, ai-je répondu dans ma tête, si je suis jeune, il l'est aussi.
Puis sa mère m'a dit que j'étais trop jeune pour rester seul ; que l'on pouvait aimer deux fois dans sa vie. J'ai regardé cette eau qui continuait à couler sous le pont, et moi sur la rive. L'eau a fini par m'atteindre, effleurant au début juste mes doigts de pieds. C'était froid, puis peu à peu j'ai senti cette fraîcheur m'envahir à nouveau et je me suis laissé entraîner dans le courant de la vie.
Avec le temps je suis arrivé à l'embouchure de la rivière ; je me suis retourné pour mesurer la distance parcourue. Mon regard a suivi les sinuosités de la rivière tentant de fixer l'horizon en se persuadant qu'il voyait là où la source jaillit. Regard qui se nourrit plus d'impressions que de réalité, qui idéalise plus qu'il ne voit; comme la mémoire qui réécrit le passé.
Aujourd'hui le vieil homme de cent cinquante neuf ans que je suis devenu se souvient aussi que sa mère lui a dit que parfois elle pleurait seule dans sa chambre.
Les pales du ventilateurs tournent avec une belle régularité autour de l'essieu. Mouvement régulier, mouvement rassurant d'un bon fonctionnement; tourner au quart de tour. Le fou dans sa cellule tourne aussi en rond dans sa cellule, à ressasser, faire toujours les mêmes allers-retours. Il est aussi prévisiblement qu'une machine bien huilée
Mots à double sens.
Une bonne douche lui remettra les idées en place. Une bonne douche pour se décrasser de la nuit ; saisir le savon miracle des publicités et se mettre à chanter sous cette eau salvatrice. Avaler ce petit déjeuner miracle qui va vous donner l'énergie et vous montrer un ciel bleu ; mieux qu'un produit euphorisant prohibé.
Alors pourquoi ne pas trouver un chemin de traverse pour sortir de sa routine. Vider sa tête et remettre les compteurs à zéro. C'est sans compter sur tous ces facteurs de la vie de tous les jours qui inlassablement vous ramènent dans le droit chemin, ces personnes qui peuplent votre univers vous rappelant qu'ils sont toujours là pour vous pourrir la vie.
Éviter de faire un post le matin, pourtant moment où l'on est frais et dispos.
Court extrait d'un rêve : le seigneur à l'adresse de sa fille affirme qu'à tout château sa châtelaine et à toute châtelaine son château. Le lierre se met alors à pousser formant de belles torsades de verdure sur les murs extérieurs du logis ; les torsades se solidifient en de belles colonnes donnant à l'ensemble de l'édifice des allures de palais imaginaire. Pourtant l'impression est gâchée par la présence des montants en aluminium des fenêtres. La fille rit de mon embarras en ponctuant cet élan de gaité qu'un peu de modernité est d'usage et qu'elle ne s'usera plus les yeux à tisser sa dentelle. Perplexe de tant d'insouciance je rétorque au père qu'il me faudrait aussi un château.
Pour l'instant, l'article qui suit sur le journal des inscrits du site est un article ou plutôt un dessin éphémère de denedo. Est-ce le chat botté qui bulle en cours d'arts plastiques ?
D'avoir acheté une nième montre sur internet. Cela aurait certainement été plus ludique et moins onéreux d'aller dîner en ville ou sortir en boîte; mais quand on est planté en rase campagne au milieu de nulle part, un clic de souris est nettement plus facile. Et puis ce n'est pas aussi risqué que le casino, c'est comme si, enfant, accompagné de Papa et Maman, d'aller dans une fête foraine, d'attraper un petit canard en plastique avec une épuisette et de rentrer chez soi avec dans la main une pochette en plastique remplie d'eau dans laquelle nage maladroitement un poisson rouge que l'on appellera Toby ou Pierce.
How can I change the world if I can't even change myself ?
(...)
I take a look at the world behind these eyes
(...)
Realise my face don't fit the way I feel
(...)
I need a mirror for my spirit,
De l'inutilité autre que personnel de mettre un clip en ligne: le casque sur les oreilles, le son trop fort s'échappe des oreillettes comme un cœur qui bat la chamade. D'entendre ses palpitations sonores comme si ma propre oreille venait se coller sur son torse.
Pas vraiment un clip car l'image est fixe, d'une chanson de ce groupe, qui curieusement n'est pas encore en vente sur le site de deux grands disquaires de l'hexagone. Peut-être parce que c'est du belge. Cela m'étonnera toujours ce compartimentage en zone de distribution, surtout en considérant la facilité avec laquelle les personnes peuvent se déplacer de nos jours.
J'ai honte: nous sommes en 2009 et je me mets à écouter The killers
Petit article qui date un peu (mai 2007), à lire si l'envie vous prend de vouloir comprendre.
Sinon, nous sommes samedi, c'est un jour de détente, j'ai dessiné un petit soleil sur le carreau de la fenêtre pour éclaircir le ciel, et je n'ai pas la science infuse.